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Patrimoine de la commune

église saint léon

Patrimoine de la commune: Etude du patrimoine réalisée en 2006 par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles)

Le recensement préliminaire à l’étude du patrimoine mobilier et architectural de la commune de La Baussaine a été réalisé, concernant l’architecture, durant les mois d’avril à mai 2006. Cette enquête comprend 202 dossiers et 706 photographies. Les dossiers qui suivent sont classés du général, ou du thématique, au particulier. Plus de la moitié des 188 immeubles de l’architecture domestique ou agricole recensés parl’Insee en 1946 est documentée individuellement. Ces dossiers n’ont pas la prétention d’être exhaustifs, cependant, ils contiennent différents types d’informations : description, datation, historique, renseignements sur les matériaux, photographies du bâtiment, localisation cartographique de ce dernier, etc. 22 bâtiments ont été sélectionnés en vue d’une étude approfondie future.Vous pouvez trouver la suite des informations et photos sur le site:
http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA35041905

Eglise Saint Léon

Église datant en partie du XVème Siècle, construite en granit de Bécherel  beige-marron, avec quelques éléments en granite de Languédias  ; dallage du porche partiellement en dolérite . Inscrite à l’inventaire des monuments historiques le 14 octobre 1926.

Elle fut dédiée à St Léon Le Grand, Pape.

Elle se compose d’une nef, accostée au nord de quatre chapelles et au sud d’une tour dont la base formait en 1746 la chapelle de la vierge, vis à vis le chanceau.

LA NEF
La Nef est voûtée en charpente avec des poutres et tirants engoulés. des sablières peintes dont l’une est datée de 1527.
Le tirant qui surmonte les fonds baptismaux est gravé des mots en majuscules romaines : (I VERTIER DENOUAL CURE M. LESARGE O. COCHER T.R.)
On peut voir en bas de la nef une pierre tombale du XVIème siècle aux armes des Bouttier.
Au-dessus de la grande porte, reste d’un vitrail ancien : une piéta.
Sur un pilier, à gauche des fonts baptismaux, se trouve un motif peu courant dans l’art religieux :une cordelière de Anne de Bretagne.La cordelière est un signe Héraldique destiné aux veuves, rappelant le statut de la reine douairière après le décès de Charles VIII en 1498.
La Nef se termine par un chevet droit, ouvert d’une fort belle fenêtre flamboyante.
A l’intérieur il faut remarquer les verrières, qui, quoique mutilées, sont encore de précieux spécimens de l’art au XVIème siècle.

LE CIMETIERE

A l’est de l’église se dresse une croix en granit.
Son fût carré à angles épannelés est gravé d’un calice, d’une hostie, de la date de 1661 et d’une coquille.
Un des côtés figure une sorte de bâton de pèlerin.
Entre les bras de la croix se lit le monogramme I II S.
Prêt de cette croix se trouve la sépulture de Mr. Maitre colonel d’armée sous Napoléon III. 

LES FONTS BAPTISMAUX
Les fonts baptismaux octogonaux doubles et pédiculés du XIVème siècle sont ornés des armes des anciens sires de Tinténiac et entièrement sculptés. (Armes de Tinténiac : d’or à 2 jumelles d’azur, ou trois faces d’azur, une cotice de gueules brochant en bande sur le tout). Ces armes se voient tenues par un ange sur les fonts baptismaux.

FENETRE AU DESSUS DU CHOEUR
La grande fenêtre est composée de trois lancettes, elle comporte quinze panneaux consacrés à la passion.
Les lancettes sont surmontées d’un tympan de trois soufflets dont deux consacrés à la passion et le troisième au Père éternel.
Le panneau central inférieur est moderne. Il a remplacé, en 1857, un panneau aux armes écartelées de Montmorency, Laval et Tinténiac (celui-ci a été détruit à la révolution mais mentionné en 1750).
Voici l’énumération et l’ordre des scènes en commençant par le bas :
– Jésus chasse les vendeurs du temple
– La dernière cène
– Jésus au jardin des oliviers
– St Pierre coupe l’oreille à Malchus
– Jésus devant Caïphe
– Jésus devant Pilate
– Jésus amené à Hérode
– Jésus reconduit à Pilate
– Scène de la flagellation
– Couronnement d’épines
– Pilate se lave les mains
– Portement de croix
– Rencontre de la Véronique
– Crucifiement
– Elévation de la croix
Dans les dessins flamboyants terminant l’ogive :
– La descente de Jésus aux limbes
– La résurrection de Notre Seigneur.

LES CHAPELLES
Extérieurement les baies de style flamboyant et les différents ornements donnent belle allure à ce coté septentrionale.
Les chapelles nord forment quatre pignons ornés de crochets, fleurons, choux frisés et gargouilles, d’un curieux effet.
LA PREMIERE CHAPELLE 
La chapelle près du chanceau est dédiée à St Pierre en 1746. Elle a perdue ses vieux vitraux.
LA SECONDE CHAPELLE
Cette chapelle n’a plus que des fragments de vitraux se rapportant à la vie du sauveur.
On y distingue :
– l’adoration des bergers,
– l’adoration des rois mages,
– la circoncision,
– au sommet de la fenêtre, la Pentecôte.
LA TROISIEME CHAPELLE
Cette chapelle est dédiée à St Anne.
Elle présente dans son vitrail :
– le Père éternel assis sur un arc-en-ciel, les pieds reposant sur le globe terrestre et entouré d’un double cercle d’anges,
– Adam et Eve mangeant le fruit défendu, l’enfer, le ciel,
– Adam et Eve chassés du Paradis terrestre,
puis quelques scènes de la vie de Notre Seigneur, enlevées, peut-être, de la chapelle précédente et représentant le massacre des innocents, fuite de la sainte famille et le baptême de Jésus dans le Jourdain, entrée à Jérusalem.
Les deux panneaux de la chute sont remarquables et peuvent être attribués, en toute certitude, à Guyon Collin, grand peintre verrier de Vitré, associé à Gilles de la Croix Vallée et son successeur.
Dans cette chapelle, nous pouvons voir un écusson portant un aigle déployé correspondant aux armes de Colligny.